« La vida es una tómbola »

©www.thisiscolossal.com Petites figurines placées par l’artiste Isaac Cordal dans les rues de México D.F

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de la vie au Mexique sous un angle un peu plus sociétal. En tant qu’étranger, cet aspect-là de México est important à connaître. Nous le savons, le Mexique est un pays en développement et par conséquent, même si la société progresse (lentement), elle reste très inégalitaire dans ce coin du globe. Vivre ici, c’est parfois se confronter à la dure réalité et avoir l’impression d’être du côté des méchants et des privilégiés.

Hoy, quiero hablar de la vida en México en el marco social. Como extranjeros, es importante conocer ese aspecto del país. Lo sabemos, México es un país emergente y aunque la sociedad progrese, no es igualitaria todavía en esa región del mundo. Vivir aquí, es, a veces, confrontarse con situaciones raras y tener la impresión de estar del lado de los malos de los privilegiados.

Venir au Mexique en tant qu’expatrié, c’est vivre dans les quartiers riches (Roma, Condesa, Polanco, Lomas…), entourés principalement d’autres étrangers et n’avoir que très peu affaire à la population locale… C’est croiser parfois quelques enfants qui vous vendent des petits jouets, des bonbons et des cigarettes ou de vieilles femmes et des grands-pères très pauvres qui vous vendent des gâteaux lorsque vous êtes à la terrasse d’un restaurant.

Venir a México como expatriado, es vivir en los barrios más ricos (Roma, Condesa, Polanco, Lomas…), principalmente con otros extranjeros y no tener mucho que hacer con la populación local… es cruzar algunos niños de la calle que te venden juguetes, golosinas y cigarros o viejas mujeres y abuelos muy pobres que te venden pasteles cuando estas en la terraza de un restaurante.

Les populations riches, étrangères ou mexicaines, de leur côté, s’isolent entre elles derrière de grands murs barbelés et parfois même, comme c’est le cas pour le quartier huppé de Lomas de Santa-Fe, se cachent de l’autre côté de la montagne. Pour se rendre à une fête ayant lieu dans ce quartier, il faut emprunter un tunnel qui perce la montagne et, surtout, il faut figurer sur la liste, la police veille au grain, pas question que le badaud du coin puisse passer les 4 niveaux de sécurité. Cet endroit, c’est un peu le Disneyland des quartiers : fontaines, pelouses verdoyantes, golf, air frais…

Las poblaciones ricas, extranjeras o mexicanas, de su lado, se aísla entre sí, detrás de muros grandes y a veces, como en Lomas de Santa Fe, se esconden del otro lado de la montaña. Para ir a una fiesta que tiene lugar allá, hay que pasar por un túnel que atraviesa la montaña y, sobre todo, hay que estar en la lista, la policía tiene mucho cuidado, ni hablar de que un curioso pueda pasar los 4 niveles de seguridad. Ese lugar es un poco como el Disneyland de los barrios: fontanas, pasto, golf, aire fresco…

Mais surtout,  les personnes qui vivent ici se sont isolées du reste de la population grâce à une frontière infranchissable : la montagne. Cette attitude d’entre-soi, finalement plus rare ou plus cachée en Europe, se justifie ici par la violence de la société et les nombreux enlèvements.

Pero, sobre todo, las personas que viven aquí, se aislaron del resto de la población con una frontera intransitable: la montaña. Esa actitud de “entre-si”, al final más rara o más escondida en Europa, se justifica aquí por la violencia de la sociedad y los numerosos secuestros.

Lomas de Santa Fe, maison ©casas.mitula.mx

Lorsqu’on a de l’argent ici, on est une des rares personnes privilégiées (le salaire moyen au Mexique est de 715 euros par mois). Ici la richesse se percoit selon les quartiers où l’on habite, les vêtements que l’on porte, les amis et les lieux que l’on fréquente. On est alors très sollicité par les personnes qui n’ont pratiquement rien. Ce monsieur âgé qui vend de petites galettes pour 5 ou 10 pesos, comment refuser de lui acheter son gâteau ? Cela ne coûte rien… Pourtant de nombreux expat’, étrangers ou privilégiés expliquent qu’il ne faut pas donner car cela encourage la mendicité…

Cuando alguien tiene dinero aquí, es parte de las pocas personas privilegiadas (el sueldo mediano mensual en México es de 715 euros). La riqueza se percibe según los barrios donde vive, la ropa que lleva, los amigos y los lugares que frecuenta. Entonces es muy solicitado por las personas que no tienen nada. Ese hombre viejo que vende galletitas por 5 o 10 pesos, como rechazarlo? no cuesta nada… Sin embargo varios expatriados, extranjeros o privilegiados explican que es mejor no dar porque sino incitas a la mendicidad…

S’isoler loin de la vraie société dans des quartiers où tout n’est que luxe, richesse et beauté, n’est-il pas aussi un moyen pour ces gens de ne pas se confronter à la triste réalité du pays, de ne pas croiser ces enfants errants dans la rue, ces personnes âgées qui mendient et ainsi de ne pas se sentir coupable de ne rien faire pour eux ?

Aislarse lejos de la sociedad real en barrios en los cuales todo es lujo, riqueza y belleza, no sería también una manera para esa gente de no confrontarse con la triste realidad del país? De no cruzar esos niños perdidos en la calle, esos abuelos que mendigan y así no sentirse culpable de no hacer nada para ellos?

©alternopolis.com, Isaac Cordal rues de México D.F

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